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"Dieu veut

notre

bonheur..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"un besoin de silence..."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vocations

« Maître de la Moisson, nous Te prions
pour ceux et celles que Tu as choisis et que Tu appelles à devenir petits frères et petites soeurs de la Nouvelle Jérusalem.
Daigne leur envoyer l'Esprit-Saint, qu'Il rende leur coeur attentif et docile à leur vocation personnelle  et les conduise à une adhésion pleine d'amour à ta volonté souveraine. Nous Te le demandons par J ésus, ton Fils bien aimé qui nous a commandé de Te prier ainsi»

 

Aujourd'hui encore Dieu appelle des jeunes à
Le suivre dans le retrait et le silence.

La réalité de cet appel relève du « mystère ».

Lorsque la voix du Saint-Esprit retentit dans le coeur d'une personne pour, très respectueusement, lui offrir une illumination sur le sens à donner à sa vie et en particulier sur le choix d'une vocation, quelque chose jusque là d'inconnu se produit : Dieu appararaît sous un visage plus radicalement proche et nous nous apparaissons plus radicalement proches à nous-mêmes. Dieu se donne à notre humanité et nous donne à nous-mêmes, Il nous dit qui nous sommes pour Lui et qui Il est pour nous. Dieu veut notre bonheur, Il est notre bonheur.

L'appel de l'Esprit trace en nous non seulement les traits de Dieu mais également les traits de notre humanité.

La vocation monastique vise la réalisation de l'Unité (monos). C'est l'aspiration ou l'intuition profonde du jeune qui cherche dans le sens d'une vocation contemplative : s'unir à la Totalité, l" Être", "Celui Qui Est", en définitive, Dieu en sa dimension d'amour et d'éternité. C'est aussi l'intuition de vouloir faire disparaître les murs qui séparent l'homme de lui-même et l'homme des hommes. En ce sens, tout jeune moine et jeune moniale trouve en la figure vivante de Jésus Ressuscité un véritable ami. Il montre tendrement le chemin vers le Père en qui tout est UN. "Santé" (salut). L'Eglise invisible des saints et celle, visible, du Peuple de Dieu porte une tradition invulnérable de sagesse humaine et spirituelle. Elle est aussi, et surtout, agissante à travers l'action magnanime de Jésus Eucharistie Parole et Pain vivifiants et à travers le magnifique sacrement de Réconciliation, paix et joie dans le feu de l'Esprit . Elle est une Mère secrète qui engendre à cette plénitude recherchée. En tant que Corps de Dieu, l'Eglise dépasse les divisions confessionnnels entre chrétiens et elle habite toutes sages religions.

"Que tous soient un" (Jean 17).

 

Avant l'appel, temps d'attente ou de « balbutiement »existentiel, la promesse de la régénération du monde sonne à l'oreille du futur moine ou de la future moniale comme une « idée », comme quelque chose qui concernerait personnellement la fin de sa vie ou universellement une fin de l'histoire abstraite et lointaine...


A partir du moment où un chemin de discernement (de vocation) commence, l'annonce de la transfiguartion de l'homme et du cosmos devient de plus en plus "actuelle" (même si cela ne se perçoit pas toujours de manière consciente). La grâce du Christ ressuscité s'inscrit dans le temps, comme la promesse eschatologique de son Retour. Ce "temps transfiguré" semble alors se dilater, d'où un besoin de plus en plus croissant de trouver des espaces et des lieux de silence où il peut trouvé sa plénitude d'éternité.


Les rencontres progressives avec le monastère peuvent alors devenir ce lieu de la promesse de la résurrection intérieure et universelle, le lieu du silence, le lieu de la paix.

Mais bientôt, inévitablement, il faudra intérioriser le combat spirituel qui entoure toujours ceux qui en ce monde cherchent l'essentiel : faire face à la critique du monde et plus dur encore, s'affronter soi-même. Ce "combat" est difficile, voire insolite. Pour le traverser, nos maîtres spirituels nous apprennent qu'il demande une grande humilité de notre part. Mais chaque fois traversé, ce combat nous ouvre à des trésors d'humanité et de spiritualité. Viennent alors le temps d'être apôtre par la prière ou si Dieu le veut par la parole échangée à ceux qui désirent partager le "pain des moines".


Lorsque la Fraternité de la Nouvelle Jérusalem reçoit une personne qui envisage d'entrer dans la vocation qui lui est propre (vie semi-érémitique selon saint Bruno) peu de choses extérieures lui sont demandées, sinon l'unique nécessaire de se rendre attentif au développement de sa relation à Dieu.

Quand une personne discerne avec nous sa vocation, l'accompagnement spirituel se donne à elle comme une merveilleuse chance de pouvoir être écouté(e), compris(e) et aimé(e) dans cet être nouveau qui se forme en elle et que parfois le monde ou certains chrétiens ont du mal à comprendre. Le sentiment d'un isolement trop fort, de se sentir différent des autres, trouve dans la mater/paternité spirituelle une issue paisible. La personne responsable de la communauté accueillera très fraternellement toutes demandes d'aide et de soutien. Les possibilités d'entrée dans la Fraternité sont cependant habituellement limitées à l'âge de 35 ans.

La Vierge Marie, Siège de la Sagesse, est un extraordinaire modèle. Son intelligence, sa volonté et sa mémoire s'ouvrent tout entières à la Présence de Dieu et s'orientent vers un consentement de tout l'être à la volonté du Père.

Elle soutiendra la future moniale ou le futur moine dans leur choix à descendre de la tête au coeur, à passer des sens extérieurs à l'essentiel. C'est cela le Corps mystique du Christ, l'Eglise de Dieu. Elle est faite des coeurs simples et ouverts à l'Amour "répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit".

frère O.